Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

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NZ 21, du lac Taupo à la presqu'ile de Coromandel

NZ 21,

 

Du lac Taupo à la presqu’ile de Coromandel…

 

Le bourg de Turangi n’existerait pas dit-on,  sans son usine hydroélectrique construite dans les années soixante.

Des différents massifs qui ceinturent Turangi situé au sud du lac Taupo, galopent des rivières aux débits avantageux assurant une production électrique efficace et aisée à mettre en œuvre.

 

Avec le développement du tourisme, Turangi est devenue une base idéale pour l’exploration du « Tongariro National Parc »* tout en bénéficiant également de la proximité du lac Taupo.

 

Près du bourg, des sources chaudes millénaires continuent de satisfaire aux besoins de la culture Maori.

Dans ces piscines naturelles, creusées dans la roche par l’activité géothermique, les Maoris entretiennent la tradition du bain relaxant. Ils s’y baignent pour les vertus thérapeutiques de ses eaux vaporeuses mais y ajoutent une dimension spirituelle liée au respect de la puissance des volcans.

 

Le site des sources chaudes prend parfois un caractère fantomatique au cœur du bush luxuriant : dans un paysage noyé de vapeurs blanchâtres, la sédimentation de la roche apparait tantôt rouge, souvent rosée, et décline tout une palette de couleurs brunes qui se noient dans des eaux dont les bulles éclatent la surface des mares.

Crevant un écran de vapeur en suspension, le visage tatoué d’un Maori en route vers son bain fait toujours impression dans ce décor irréel!

 

Les Maoris « pèsent » environ 15% de la population Néozélandaise ; très peu nombreux dans l’ile du Sud, ils sont significatifs dans certaines régions de l’ile du Nord, où des points d’ancrage traditionnel demeurent des fiefs de la communauté Maori. C’est le cas de Turangi.

 

Peu avant l’hiver, la région voit débarquer les pick-up armés de canes à pêche ; autour de Taupo et de son lac, au fil de larges rivières, débute pour un grand nombre de passionnés, la saison de la pêche à la mouche.

 

La truite « vagabonde » n’a qu’à bien se tenir!

 

Avec ses 612 km2 de surface et un périmètre de près de 200km, le lac Taupo, au sable noir d’origine volcanique, est le plus grand lac de Nouvelle Zélande.

Situé quasiment à équidistance de  Wellington et de Auckland, de nombreux citadins y on fait l’acquisition d’une « batch », sorte de bungalow sommaire et rustique ne disposant parfois que d’un poêle à bois pour chauffer le chalet.

 

Il y a plusieurs années, Gérard et Barbara ont acheté à Kuratau, au bord du lac, une « batch »  qui sent bon les années 50. Maintenant que les enfants ont grandis, ils utilisent d’avantage leur « cabane » pour la saison de ski que pour la baignade dans le lac.

 

Placé dans un endroit « secret », c’est dans une vieille boite à sucre en fer, où on peut encore deviner entre les points de rouille la gravure du port d’Honfleur, que se trouve la clé de la « batch ».

« Allez y, vous y serez tranquille, à cette époque il n’y a personne...»  nous dit Gérard.

 

Durant quatre jours nous avons savouré la tranquillité du lac, la chaleur du poêle à bois, le poids des couvertures nécessaires pour dormir au chaud, la pluie qui tambourine sur les tôles du toit, la buée sur les vitres au petit matin…

À part quelques pêcheurs solitaires, effectivement nous étions seuls sur les rives du lac à Kuratau…

Un vrai moment de bonheur sous un ciel gris, ponctué de lourdes averses …L’hiver arrive en Nouvelle Zélande.

 

Malgré le mauvais temps, nous ne voulions pas tracer vers Auckland immédiatement. Un détour par la « Bay of Plenty » et la presqu’ile de Coromandel allait conclure notre séjour aux antipodes.

 

La chance nous a souri, un soleil rebelle facilitera de belles éclaircies sur « Cathedral cove » et les majestueuses plages de la péninsule de Coromandel.

 

Pour notre dernière soirée avant notre retour à Auckland, dans une ancienne fumerie à poisson de Thames, nous avons acheté de l’anguille et l’aitaki fumé.

Les succulentes patates douces « kumara » et un Pinot Noir d’ « Hawke bay » complétaient la table.

 

On allait se séparer de la Nouvelle Zélande dans peu de temps ; les dernières gouttes de Pinot, nous les avons lippées avec malice!

 

 

 

 

 

* voir NZ 20, « Peut être la plus belle »



31/05/2013
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