Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Ethiopie 12, Lalibela, "La Mecque" des chrétiens éthiopiens...

 

Ethiopie 12, Lalibela, « La Mecque » des chrétiens éthiopiens...

 

 

Mais on peut aussi se croire à Lourdes !

 

 

 

 

 

 

 

 

Classé patrimoine mondial par l’Unesco, Lalibela pourrait à elle seule justifier un voyage en Éthiopie.

 

Enfin, surtout pour ceux qui sont branchés culture religieuse et spiritualité.

 

 

 

Pour les autres (comme moi !), moins versé dans le clérical, on ne peut tout de même pas rester indifférent devant le travail de titan des bâtisseurs de l’époque !

 

Les douze églises monolithiques de Lalibela constituent un site d’exception :

 

c’est monumental !

 

C’est l’œuvre du roi Lalibela, un Saint homme, qui plus tard donnera son nom à la « Nouvelle Jérusalem » en terre éthiopienne.

 

 

 

Le travail aurait été effectué en vingt-quatre ans seulement…Il est vrai que les anges donnaient un sérieux coup de main la nuit !

 

Dommage que ces chérubins ne poursuivent pas leur œuvre car sur place il y a du boulot !

 

La ville est dans un état pitoyable ;

 

 

ça fait presque cinq ans que les Chinois tentent de faire une route menant au lieu Saint.

 

Pour le moment, ce n’est que poussière, détritus et misère pour un grand nombre d’habitants qui survivent à l’ombre de ces chefs-d’œuvre.

 

 

 

 

Au terme d'une piste cahoteuse, douze sanctuaires taillés dans la roche volcanique :

 

 

 

 

 

 Creusement de fossés pour dégager un bloc quadrangulaire ; En commençant par le haut, le bloc est sculpté au pic, les fenêtres, voutes, arcades et colonnades sont ensuite aménagées avec ingéniosité. Les évacuations des eaux de pluie sont prévues, l’inclinaison des sols facilite l’écoulement…

 

Du colosse minéral habilement dégrossi, de la roche excavée, naîtra le sanctuaire.

 

Ces églises sorties de terre par le haut constituent un ensemble unique au monde.

 

 

 

Les experts qui datent la construction entre le XII éme et XIII éme siècle estiment également qu’au départ ces édifices avaient une vocation profane et auraient abrité les dignitaires ecclésiastiques de l’époque.

 

Cette hypothèse (sacrilège !) est violemment contestée par le clergé actuel.

 

 

De nombreux fidèles Américains choisissent Lalibela comme destination de pèlerinage en lieu et place de la Terre Sainte…Ici c’est cool, moins de risque d’instabilité comme à Jérusalem…

 

 

Lalibela mérite donc bien son nom de baptême, « la nouvelle Jérusalem » !

 

 

En dehors de tout jugement hâtif, la ferveur des fidèles impressionne.

 

Elle est même préoccupante quand on assiste à l’immersion de femmes dans une piscine à l’eau douteuse : le bassin recouvert d’algues vertes est recommandé pour « guérir » la stérilité.

 

 

Soutenues par des cordes sous les aisselles, ce sont les prêtres qui organisent l’immersion des femmes…

 

L’eau semble trop froide pour que les hommes y plongent leurs bourses !

 

 

 

 

 

 

L’église orthodoxe exerce une lourde emprise sur une population vulnérable. La croix maintien le peuple dans l’ignorance, la pauvreté et la misère.

 

 

 

 

 

 

À noter que l’accès au site, géré par le clergé, est vendu 50 US $ par personne. Un montant en total inadéquation avec le niveau de vie éthiopien…

 

 

joli pactole pour brûler des cierges !

 

...Et si les églises vous tournent la tête, Lalibela c'est aussi cet environnement grandiose:

 

 

 

Je laisse la conclusion à Olivier Bourguet…Elle me plait bien !

 

«Les prêtres aux ventres rebondis, en habits soyeux, côtoient une cour des miracles des plus ahurissante et la misère la plus profonde d’Éthiopie, venue clamer sa faim et s’enfoncer un peu plus dans le désespoir »

 

Olivier Bourguet, Éthiopie… L’empire mythique.

 



09/12/2017
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