Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Egypte 2, Assouan, ciel azur sur sable jaune...Et le Nil!

Egypte 2, Assouan, ciel azur sur sable jaune…Et le Nil !

 

 

 

 

 

« La plupart sont des Saïdiens, issus de la même terre que Nasser. On les désigne aussi sous le nom de « Barbarins » ou Barabras, parce que nombre d’entre eux sont originaires  du nord du Soudan, la Nubie, région longtemps considérée  comme étant le pays des barbares, des « sauvages  ».

 

 

 

 

 

Pourtant, ces  Nubiens, comme les Coptes, à la différence des Égyptiens arabisés, ont conservé une ressemblance surprenante avec les anciens Égyptiens,  et on a l’impression que certains d’entre eux semblent sortis tout droit d’un bas-relief. »

 

 

 

 

 

 

Gilbert Sinoué,  « Impressions d’Égypte »

 

 

 

 

Départ matinal d’Abou Simbel, la lumière germe sur le lac Nasser, bientôt comme chaque jour, les façades des temples s’illumineront.

 

 

 

 

 

 

Pour  avaler les 290 km de route qui  séparent  la résidence de Ramsès II à  Assouan, la grande ville du sud, nous optons pour le bus « gouvernemental », plus lent mais plus sûr que les minibus qui font le trajet en un temps record.

 

 

 

 

Assouan, une  brèche dans un chaos rocheux où scintillent les eaux calmes du fleuve Roi.

 

 

 

C’est ici que commence ou termine la Nubie ! Porte d’entrée pour l’ « Afrique noire » quand on va vers le sud, sas de sortie quand on suit le cours du Nil vers son delta.

 

 

 

 

 

 

 

 

La ville est bruyante, tapageuse… On peut vite s’en agacer.

 

 

 

 

 L’avenue de la corniche qui longe le Nil, avec ses  allures de promenade balnéaire, rameute  felouquiers, conducteurs de calèche et chauffeurs de taxi  qui sollicitent le passant  avec insistance;

 

 

 

La crise économique qui secoue le pays laisse des traces, il faut pouvoir gagner sa croûte et ce n’est pas simple !

 

 

 

 

 

 

 

À l’ombre des immeubles qui  bordent la corniche, s’allonge Le souk d’Assouan, relifté, propre…Une  belle vitrine pour la ville !

 

 

 

 

Légumes et fruits, tissus, bistrots à narguilés, bricoles « made in China », mais aussi  magnifiques amoncellements d’épices aux parfums de longs voyages exotiques…

 

 

 

 

En ignorant les rabatteurs, le souk d’Assouan est une invitation à la promenade.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans cet espace délimité entre le Nil et  la rue colorée du souk, Assouan donne la vague impression de surmonter le marasme ambiant.

 

 

 

 

Mais, dès qu’on s’écarte  de cette carte postale, à peine quelques ruelles plus loin sur des pentes de terre battue, le spectacle est tout autre :

 

 

 

Immondices, tas d’ordures sur les quels des gamins semblent faire du tri et immeubles insalubres décrépis traduisent un chaos urbain désolant.

 

 

 

Dans ce décor déroutant s’étire le Nil, intemporel, éternel enchantement…

 

 

 

 

 

 

 

 

À cet endroit, le fleuve enserre étroitement  des îles au charme enjôleur.

 

 

 

 

Assouan a un côté magique, capable de faire oublier la misère : la ville recèle de splendides  atouts qui aimantent le visiteur.

 

 

 

Les voiles blanches des felouques, tendues par la brise venue du désert en sont peut-être pour quelque chose ! 

 

 

 

 

Pour s’échapper de la cacophonie de la ville, un traversier suffit : de la corniche à l’île Eléphantine, l’embarcation  dépose nos sacs sur le quai en à peine deux minutes.

 

 

 

 

 

 

 

 

Si près de la ville d’Assouan et si différent !  Au milieu du Nil !

 

 

 

Trois mille Nubiens demeurent sur l’île, ils viennent du sud du pays ou pour certains du nord du Soudan.

 

 

 

Nous allons trouver une location, non sans mal. Il faut chercher, on y arrive.

 

 

 

 

 Nous n’avions pas calculé les vacances des Egyptiens ! Évidemment, nous sommes un peu difficiles à satisfaire, nous souhaitons la vue sur le Nil quand même !

 

 

 

Sur l’île, nous aurons deux options que nous allons louées  en fonction des disponibilités,  deux beaux endroits avec terrasse surplombant le fleuve, superbes !

 

 

 

 

 

 

 

L’île Eléphantine, réputée dans l’antiquité pour son commerce de l’ivoire, se partage  en deux villages dessinés à la façon  de médina aux murs de terre ocre:

 

 

 

Ruelles étroites, maisons nubiennes  compactes pour se protéger du soleil  assommant durant les mois d’été, quelques  beaux jardins potagers sous l’ombre des palmiers…

 

 

 

 

 

 

L’île n’échappe pas, malheureusement, au tas de détritus qui s’amoncellent  au pied des vieux murs.

 

 

Mais le charme opère, Eléphantine reste un joli coin pour profiter du Nil et savourer le paisible quotidien des villages Nubiens.

 

 

 

 

 

 

 

Petit coup de coeur  pour Nubian lotus, face à l'île aux fleurs...

 

 

 

Osama et Marta, les propriétaires, par leur gentillesse, ajoutent un supplément d'âme à cette villégiature...

 

 

 

 

 

 

 

 

En face de la pointe sud de l’île, sur la rive du Nil, planté sur des roches érodées, le mythique « old Cataract hotel» domine le ballet des felouques.

 

 

 

 

 

 

Ce bel édifice à l’architecture coloniale et au chic discret parle bien aux Français : C’est ici, que le Président Mitterrand  (Notre Sphinx national ?) prenait ses quartiers d’hiver.

 

 

 

 

 

 

Il séjournait dans la grande suite agrémentée de la romantique et immense terrasse qui regarde le fleuve et le soleil couchant.

 

 

 

 Mitterrand y passa son dernier Noël avant de rejoindre, quelques jours plus tard, le mysticisme des  Dieux de l’Egypte qui le passionnait.

 

 

L'histoire ne dit pas si  "Tonton" se baladait sur l'île Elphantine...

 

 

 

 

 

 

Tout aussi romantique et beaucoup plus abordable que la suite présidentielle du « Old Cataract hotel », c’est le grand classique tour de felouque autour des  îles :

 

 

 

balade en fin d’après-midi sur le Nil, nez au vent sous la grande voile !

 

 

 

 La  felouque glisse en silence sur les eaux bleues du fleuve, prévoir un petit lainage, en janvier il fait frais sur le Nil !

 

 

 


 

 

 

 

 

  

 



29/01/2018
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