Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Equateur 11, Le monde insolite du "Parque Nacional de Cajas".

Equateur 11, le monde insolite du Parque Nacional de Cajas.

 

 

 

Un paysage désolé…

 

 

Des couleurs jaunes dorées des landes du  paramo,  ces prairies andines d’altitude, aux teintes bleu nuit des inquiétants sommets, le panorama est dantesque !

 

 

Des lacs, des lagunes par centaine, des tourbières, des marécages, des ruisseaux et cascades,  le brouillard soudain, la montagne majestueuse…Parfois le froid, souvent la pluie.

 

 

On pourrait penser être dans un coin des Highlands en Ecosse, ou sur les Terres du milieu de Tolkien…

 

 

Une vision diablement sauvage semblable à Kinloch, ce trou du cul du monde  de la Nouvelle Zélande qui mène à la Routeburntrack : même atmosphère, temps suspendu, incroyable solitude… (*)

 

 

 

À tout moment, dans ce décor d’un autre monde, la Tour d’Isengard  va  surgir,  la course  des hobbits  ondulera  les touffes d’herbes denses….

 

 

Non, c’est le vent, rien que le vent qui courbe l’herbe et  sculpte la forêt tourmentée des étranges polylepis…Simplement le vent qui balaie  le magnifique parc de Cajas !

 

 

 

 Il y aurait ici plus de deux cents lacs et lagunes d’altitude. Paradis pour les pêcheurs de truites, les hauteurs du parc délimitent le partage des eaux entre le bassin amazonien et le Pacifique.

 

 

 Véritable château d’eau de la région, ce vaste réseau hydrique régule les besoins en eau de Cuenca et des environs.

 

 

 

Un climat très changeant et  des pluies abondantes, n’empêchent pas de superbes randonnées dans ce parc. Il faut donc prévoir  l’équipement adéquat, en particulier les vêtements chauds car les températures peuvent chuter très vite.

 

 

Partis le matin même  de Cuenca dans un petit crachin, le bus nous  déposera une heure plus tard à l’entrée du parc sous un soleil timide mais bien présent.

 

 

 Plusieurs randos « simples », à la journée, sont possibles.

 

 

 Les plus aventureux (expérimentés !) peuvent partir sur 2 ou 3 jours et camper dans le parc : attention, boussole et cartes topo (ou guide) fortement recommandées pour ce genre de trek !

 

 

Nous aurons la chance de marcher  dans de bonnes  conditions, une  petite rando de cinq heures avec un faible dénivelé (400m, on démarre à 3600), mais c’est en altitude, passage à 4000, donc un peu étourdi quand on se relève après avoir renoué ses lacets !

 

 

Un véritable régal, un parcours splendide que nous offre une fois de plus l’Equateur et  ses jardins « secrets » : le parc de Cajas n’est pas très fréquenté, on se demande pourquoi ?

 

 

C’est vrai  qu’il y a tant à faire et à voir dans ce pays que le voyageur, souvent faute de temps, doit faire des choix !

 

 

Le  parcours en forêt de Polylepis, ces arbres emberlificotés, à l’écorce orange, les seuls capables de croître sous ses altitudes, nous plongent dans un film d’aventure : troncs et ramures tortueuses laissant peu de place à la lumière, véritable labyrinthe sinueux  faufilant une pente  souvent glissante… l’orée s’ouvre sur des tourbières de fond de vallée lumineuse. 

 

 

Les rangers nous l’ont confirmé, les parcours sont balisés, du moins les plus simples…Et nous sommes sur une randonnée de difficulté « moyenne », annoncée sans confusion possible, qui cependant demande un peu de vigilance.

 

 

Après deux  bonnes heures sur un sentier  tracé, embarqués dans ce décor mystérieux, nous marcherons une demi-heure  de façon un peu hardie, avant de  comprendre  suffisamment tôt que les lagunes qui nous entourent  nous égarent  sévèrement …

 

 

Ce genre d’incident, banal au demeurant, peut rendre la journée galère…Les paysages que l’on trouvait fabuleux deviennent soudainement hostiles, le vent froid que l’on supportait commence à inquiéter, le ciel se charge, la pluie menace… Une vision d’apocalypse se dessine…

 

 

Sage décision de  rebrousser chemin pour retrouver le marquage rouge, trop discret à notre goût, qui indiquait le passage d’un ruisseau  que nous avions loupé.

 

 

Soulagement : nous enjambons le ruisseau et tout redevient magique sur ces terres humides, le brouillard même parait bienveillant…

 

 

 

El Parque Nacional de Cajas restera un moment de découverte  étonnante ! Une  météo coopérante a enrobé ce paquet cadeau. 

 

Dans un environnement au décor dramatique, les lumières scintillantes sur les lagunes ont magnifié ce théâtre de nature intacte. Fantastique !

 

 

(*)  Voir « Le Ranquet en vadrouille », première saison, NZ 12, « les Monts brumeux de la terre du milieu »

 

 



01/03/2016
2 Poster un commentaire

A découvrir aussi