Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Ethiopie 6, Awasa, au bord du lac.

Éthiopie 6, Awasa, au bord du lac.

 

 

« Chaque sillon des champs, dans ce pays, est abreuvé de larmes…La règle, ici, ce n’est point le souvenir mais l’oubli. Chacun redoute l’avenir, s’accommode du présent mais personne, non, personne ne songerait à espérer quoi que ce soit du passé. »

 

« Asmara et les causes perdues »   Jean-Christophe  Rufin

 

 

 

 

 

 

La veille, sur le balcon, j’avais déposé des bananes  près de nos chaussures de marche…Il fallait que tout ça prenne un peu l’air !

 

 

De superbes bananes,  mûres et parfumées,  achetées à la fenêtre du bus.

 

 

Nous nous en sortons bien… Seuls les fruits ont disparu ! Les singes ont dû juger que nos pompes ne présentaient guère d’intérêt pour gambader dans les immenses manguiers qui ceinturent l’hôtel d’une fraicheur agréable.

 

 

 

 

 

Nous sommes à Awasa, capitale fédérale de la province « Nations, Nationalités et Peuples du Sud ».

 

La ville s’enroule autour de la rive orientale du lac éponyme.

 

 

 

Avant de descendre plus au sud, Awasa constitue une halte paisible ; c’est une ville animée, qui,  rapidement offre la tranquillité des rives de son lac.

 

 

 

 

Les eaux sont calmes,  quelques hippos éternuent  à la surface sans perturber aucunement la patience des pêcheurs…

 

 

 

Des pêcheurs qui doutent de plus en plus…

Car, comme dans beaucoup de lacs du rift africain, Awasa ne dément pas l’inquiétude grandissante des locaux qui au fond de leurs filets, ramènent de moins en moins de poissons …

 

 

 

Même les marabouts,  rois du lac, semblent  être perplexes ; Ces échassiers au gros jabot  qui escortent le retour de pêche et nettoient le modeste marché aux poissons , paraissent en demander davantage !

 

 

 

 

Awasa s’anime un peu plus le weekend.

 

Les allées ombragées qui bordent le lac drainent les familles et  aussi les « expats » qui travaillent à Addis. Les hôtels « avec vue » ont leurs habitués. On y vient pour apprécier le calme, faire la fête et consommer de l’alcool avec une certaine discrétion.

 

 

 

 

C’est aussi le lieu idéal pour organiser un mariage et mettre  les « Mercobenz » au soleil…

 

 

Aussi étonnant que ça puisse paraitre,  dans ces grandes assemblées, le pétillant est sans restriction... Champagne ?

 

Il faut bien pouvoir se rafraichir, la baignade est déconseillée, les eaux étant parasitées par la bilharziose.

 

 

 

 

 

Bon, vous l’avez compris…Nous sommes loin des paysans montagnards du Balé! Ici ce n’est guère l’Éthiopie populaire…c’est un peu, euh comment dire…« l’Éthiopie en marche ! »,


les premiers de cordée en somme!

 

 

Pour la petite histoire :

 

Awasa, c’est avant tout une ville imaginée de toutes pièces par l’empereur Haïlé Sélassié.

 

En 1959, le Négus, décide de gratifier  9000 soldats retraités en leur cédant des terrains bordant le lac. Un an plus tard, il accorda 40 hectares cultivables aux familles de moins de cinq personnes.

 

 

Awassa voit le jour et connaitra dès lors une prospérité non démentie.

 

Italiens, Japonais et Français développent l’agriculture, créent des usine de textile, et s’attellent à la production  de bois.

 

Le tourisme s’est développé, les affaires sont bonnes !

 

Cette opportunité n’a pas échappé  à Haile Gebrselassie (*), ce grand champion éthiopien  au palmarès immense.

 

Après  avoir construit sa fortune avec ses jambes, le coureur de fond a confié la gestion de son hôtel de luxe, le « Haïle resort », à une équipe Française qui assure parait-il, mais pourquoi en douter, le meilleur service du pays!

 

 

 

 

Hôtel de charme, vue imprenable sur le lac.

 

Conseils hébergement :

 

Le « Haïle Resort » si vous savez délier les cordons de la bourse…Et  plus modestement mais très bien :

 

« Oasis hôtel », chambre double pour 645 Birr (20 Euros),  chambre spacieuse avec balcon (…et les singes !), service soigné, eau chaude, petit déjeuner buffet inclus (excellent), Wifi very fast !

 

Restauration : Le « Lake view hotel », à côté du précédent, terrasse sympa, accueil chaleureux, bonne cuisine simple et gouteuse !

 

 

 

 

(*)Haile Gebrselassie :

 

 27 records mondiaux (10 000, 5000 mètres) ; 

 

Aux J.O : Médaille d’or à Atlanta  en 1996 sur 10 000, Médaille d’or à nouveau 4 ans plus tard à Sydney sur la même distance ;

 

vainqueur du marathon de Berlin 4 années consécutives…

 

 



25/11/2017
1 Poster un commentaire

A découvrir aussi