Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

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"Sin City" (Las Vegas), lumière sur l'excès...

« Sin City », lumière sur l’excès….

 

Las Vegas, l’oasis du « péché » au cœur du désert.

 

Qu’on se rassure tout de suite, la Bible est présente sur toutes les tables de chevet des chambres d’hôtels !

 

On adore ou on déteste, il n’y a guère de place à la nuance.

 

Paillettes, rivières de dollars, sexe, musique déjantée, mauvaises bières, sueurs aigres et souffle brulant vomi dans la rue par les climatiseurs qui ronflent 24 sur 24.

 

La ville bouillante jamais ne s’endort…Riches et « sans le sous » se côtoient…de loin…

 

À l’intérieur de somptueux salons climatisés les grands vins s’apprécient ; Dans la rue écrasée de chaleur, la pinte de bière à 3 dollars étanche la soif des rêveurs en quête de fortune…

 

Mais Las Vegas ne se résume pas à ça.

 

La « ville sans horloge», ni fenêtre dans les salles de casino pour ne pas distraire les joueurs, sait séduire, charmer et enivrer…

 

Las Vegas fait tourner la tête comme un manège perpétuellement hors du temps.

 

Vegas peut être médiocre et vulgaire, mais la ville de « perdition » possède les atouts des grandes destinations touristiques : des tripots enfumés où des danseuses de saloons se déhanchent sur le zinc des bars aux grands spectacles fabuleux du « Cirque du soleil », chacun y trouve son compte et son plaisir.

 

Du fast food insipide à la table des grands chefs (Robuchon, Ducasse, Gagnaire…), il n’y a que la rue à traverser ; des magasins de souvenirs à 1 dollar aux galeries du grand luxe (Hermès, Vuitton, Chanel, Ferrari…) rien, sauf le banquier, ne saurait calmer la frénésie dépensière !

 

Avec plus de 40 millions de visiteurs par an, la ville au milieu du désert de Mojave/Nevada, a compris qu’en proposant ce cocktail survitaminé, elle s’adressait à tous les publics : des stripteases à 20 dollars aux expositions gratuites de Monet, Botero ou Picasso, la palette des plaisirs est à la démesure de la cité.

 

On en oublierait presque la raison première de cette ville où c’est tous les jours dimanche : le jeu, le jeu qui fait rêver, le jeu qui fascine…

 

« Welcome to the fabulous Las Vegas Nevada » : le gigantesque bandeau lumineux barre le légendaire  las Vegas Boulevard communément nommé le « Strip », cette bande rectiligne qui s’étend  sur près de 7km de Downtown à la porte du désert est bordée du délire architectural des grands casinos.

 

Souvent novateurs et futuristes, les nouveaux bâtisseurs se sont lâchés…Comme une échappée ultime, les architectes ont laissé leur imagination sans limite produire des bâtiments aux dimensions et au luxe inégalés…

 

En quelques heures on voyage autour du monde ; Des canaux de Venise au Sphinx de Gizeh en passant par la Tour Eiffel et le pont de Brooklyn, le badaud s’assomme de colonnes Gréco-romaines, de cascades polynésiennes, d’aquariums géants, de faste étincelant, de jets d’eau dansants, de raffinements subtils jusqu’ au décorum de mauvais goût…

 

C’est ici aussi qu’on se marie en un quart d’heure, pour le fun ou pour de vrai !

 À « Sin City », tout est possible ou presque !

 

Le séjour dans la cité des plaisirs n’est pas forcément couteux si on évite les week end.

 

Nous avons logé deux nuits dans un casino historique de la Fremont street, 49 dollars la première nuit et soixante dix neuf dollars la seconde, pour un excellent service au « Golden Nugget », un superbe palais qui marie le cuivre et le cristal…Dans un coin du hall, une pépite d’or de 27 kg trône sous une vitrine et attire les touristes pas encore las de tant d’excès.

 

Lorsqu’il faut reprendre  la route du désert, certaines stations service à la sortie de « la ville de lumières » offrent de l’Aspirine…Ce n’est pas une plaisanterie, c’est sérieux ;

Après quelques jours à Vegas, nombreux sont les illuminés qui continuent à voir les mirages, il  faut soigner la tête !

 

 



09/08/2013
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