Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

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NZ 20, Peut être la plus belle...(Tongariro)

NZ 20,

 

Peut être la plus belle…

 

 

Si ce n’est pas la plus belle, c’est sans aucun doute l’une des plus populaires randonnées de Nouvelle Zélande.

 

Elle est unique!

 

Au Cœur du Tongariro National Parc, un treck s’étend le long d’un terrain volcanique abrupt :

Un peu moins de 20km à parcourir en longeant une chaine de volcans actifs, sur un sentier qui emprunte les crêtes d’anciens cratères.

 

La marche débute dans la vallée sauvage de Mangatepopo. De nombreuses sources ruissellent des flancs rocailleux du massif, mais avant le départ, le randonneur doit faire sa provision d’eau en raison de la très forte  teneur en minéraux des rus et des lacs.

 

Le « Tongariro Alpine Crossing » comme le nomment  les kiwis, vient à nouveau de rouvrir dans sa totalité.

Sommeillant depuis 1896, le volcan « Te Maari » s’est brutalement réveillé sans signe avant coureur le 6 aout 2012, provoquant une importante éruption. Les coulées de laves ont détruit une partie du sentier ainsi que les aménagements sécurisant le trek.

 

Il faudra attendre le 8 mai de cette année pour que le Parc National décide à nouveau l’ouverture complète de la piste.

 

Le « Tongariro Alping Crossing » ne présente pas de difficulté particulière si l’on respecte les règles habituelles des parcours en montagne. Cependant, si ce trek demeure accessible au plus grand nombre, il n’est pas complètement fait pour débutants…Au bout de deux heures de marche, un panneau invite de façon précise à revenir sur ses pas, si déjà, à ce niveau la fatigue se fait sentir. La partie ardue est donc à venir.

 

Sur le massif qui culmine à 1967 mètres, la météo est extrêmement changeante…Nous avons eu la chance de bénéficier d’un temps idéal permettant d’admirer les incroyables couleurs du « Red Crater », des « Emerald lakes » et du « bleu lake » qui ce jour là était plus gris que bleu…

 

Le mont Ngauruhoe  domine la piste de ses 2287mètres ; Les téméraires peuvent gravir la gueule ouverte de ce volcan, nous nous sommes abstenus sur cette aventure : après l’ascension, la descente  sur les éboulis est particulièrement difficile voire dangereuse.

 

Conditions atmosphériques qui brutalement se dégradent et « rolling stones » du mont, font que de graves accidents surviennent régulièrement. Les rangers du parc sont pourtant très clairs sur les mises en garde.

 

Le parcours offre un grand nombre de paysages changeants : vastes glacis à l’aspect lunaire, parois noires de laves pétrifiées, roches rendues jaune-citron par l’action du souffre, crêtes bleutées des massifs environnants…

 

De lac vert en lac bleu, de pentes rendues meubles par les scories aux sentiers rocailleux, la terre fume.

La vapeur s’échappe en grésillant,  le sol craquelé recouvert de cendres chaudes bruisse des bulles qui libèrent une tenace odeur d’œuf pourri…

Le volcan « Te Maari » vénéré des Maoris, continue de cracher une spectaculaire fumée blanche qui moutonne dans le ciel.

 

Une fois encore, ce décor dantesque, a su facilement séduire Peter Jackson et son équipe pour le tournage du « Seigneur des annaux ».

 

La rando prend de sept à neuf heures de marche…Dans un décor aussi fabuleux, au centre d’une nature violente où les forces telluriques imposent le respect, le temps passé n’a plus guère d’importance.

Certains marcheurs, absorbés par le spectacle, envoutés par la puissance du site, parfois s’attardent et terminent le parcours à la nuit tombante…

 

Le parc du Tongariro ne se limite pas à l’ «Alping Crossing » ; De très jolies ballades au cœur du massif méritent quelques heures de marche facile en suivant les rivières capricieuses qui percent le bush.

Plans d’eau immobiles, cascades tumultueuses, résurgences de sources bouillonnantes et sentiers dominant les gouffres assurent de  belles journées dans cette nature indomptée.

 

En toile de fond le massif du Tongariro s’habille de gris, de bleu ou de brun au grès du soleil et de l’éclatante luminosité du site…Mais, quand soudainement le ciel vire au noir, on pourrait croire à la fin de monde…

 

Aujourd’hui, au « Pays du long nuage blanc » les panaches de fumée du volcan se mêlent aux couleurs limpides de l’horizon…

 

Dans la plaine, au pied du volcan, les Maoris contemplent avec gravité la puissance de « Te Maari ».



29/05/2013
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