Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Costa Rica 2, Un beau pays...sans âme.

Costa Rica 2, Un beau pays…sans âme.

 

 

D’un côté le Pacifique et de l’autre la mer des Caraïbes. Une  chaine de montagnes traverse le pays  en son milieu.

 

 

Ce sont des massifs boisés difficile d’accès, c’est un vrai pays de haute altitude qui ne s’apprivoise pas facilement : les bus ahanent dans les interminables cols ; les « Heavy trucks », mastodontes  américains qui sillonnent  la Panaméricaine,  font trembler  leur carcasse de tôle à chaque freinage dans les descentes sinueuses.

 

 

En quittant San Isidro  en direction de San José, le bus grimpe très exactement durant une heure et cinq minutes pour pouvoir  basculer de l’autre côté de la pente : un col à n’en plus finir qui  s’élève sur près de soixante kilomètres.

 

 

Le « Tour du Costa Rica »  emprunte ce genre de pentes…Le profil  tourmenté du pays permet d’enchainer 3 ou 4 cols à plus de 3000m dans la journée…Des équipes cyclistes européennes insuffisamment préparées explosent dans ce genre d’épreuve !

 

 

 Dans ce petit pays ,1/10 éme de la France, un peu moins de deux fois la Bretagne, les illusoires courtes distances imposent  des  heures de trajet.

 

 

 Nous quittons donc très tôt le district d’Arenal pour descendre vers le sud avec l’incontournable correspondance dans la capitale embouteillée, polluée et étouffante San José : une ville qui consomme des kilomètres de fils barbelés et qui s’abrite derrière de lourdes grilles.

 

La  ville n’a aucun attrait, pas d’histoire, ce n’est qu’un lieu de transit où les voyageurs ne s’attardent guère.

 

 

Nous nous rendons à San Gerardo de Rivas, petit village de montagne au pied du Chirripo, point culminant du pays.

 

 

 La route est splendide, les vallées sont noyées dans une mer de nuages, les montagnes conjuguent un nuancier de verts  qu’éclaire un soleil têtu, combattant tantôt les averses, tantôt d’épais brouillards.

 

 

Du bus, nous devinons les eaux vives  et cristallines des rios qui déboulent des montagnes, le Costa Rica est bien un immense parc naturel jalousement protégé et formidablement mis en scène par les Ticos !

 

 

La dernière étape  qui mène à San Gerado est  rendue chaotique par de longues portions non asphaltées et ça grimpe dur !

 

 

Le chicken bus qui a pris le relais du confortable autocar de ligne nous dépose, la nuit tombée, devant notre hébergement, un charmant chalet  répondant au nom prémonitoire de la Montana del Descanso.

 

 

 Idéalement perché à 1100m d’altitude, le chalet est tourné vers la vallée. Au loin, sur le versant opposé, poussent les caféiers de la finca  de Francisco, propriétaire de l’hôtel…

 

Francisco est fier (et il a raison !) de rappeler  que le café qu’on savoure au petit déjeuner vient de sa ferme !

 

Francisco est un montagnard qui connait tout du Parque Nacional  Chirripo Il y est né, il y a grandit,  bien avant que sa montagne soit baptisée Parque Nacional

 

Dans l’air frais et vivifiant de la soirée, intermède apprécié escamotant la chaleur et l’humidité tropicale, Francisco prend son temps pour conseiller les randonneurs souhaitant s’attaquer à l’ascension du Chirripo  qui culmine  à 3820 mètres.

 

 

On peut lui faire confiance…

 

Le petit bonhomme qui a aujourd’hui  66 ans, détient toujours  le record de la course annuelle qui voit s’affronter les meilleurs spécialistes de la course en montagne.

 

Il avait 36 ans quand il avala les 32 km (aller et retour, 2500 mètres de dénivelé) en 3h 08 !! Difficile de descendre en dessous des 3 heures dit-il !

 

 

En 2008, il sort vainqueur de l’épreuve en établissant un nouveau record dans la catégorie « Vétéran »  en effectuant le parcours en  4h 10…

 

 

Habituellement, les randonneurs  prennent deux jours pour « conquérir » le sommet en passant une nuitée en gite avant d’arpenter le final de nuit pour bénéficier du lever  de soleil sur le massif.

 

 

Après avoir envisagé de nous atteler à l’épreuve, nous avons fait un choix différent en privilégiant les sorties à proximité du chalet : le « Cloud bridge Nature Reserve », quadrillé de nombreux sentiers,  embarque le visiteur dans un cadre naturel qui au fil des années de protection,  évolue vers un sanctuaire pour oiseaux, papillons et fleurs…

 

 

De belles cascades relaxantes sont propices à la contemplation, à la rêvasserie…

 

à se dire aussi, avec satisfaction, que la journée passée au bord de l’eau nous aura épargné des efforts (inutiles ?) et ménagé notre portefeuille….

 

 

Nous songeons à la côte Caraïbe qui dit-on, en plus d’être noire, n’a que peu de points communs avec le Costa Rica du papier glacé des magazines…

 

On verra !

 

 

 

L’envers du décor :

 

 

 

Costa Rica ou Coca Rica ?

 

 

 

Au Nicaragua nous rencontrions des voyageurs, au Costa Rica nous croisons des touristes…Souvent  abasourdis par les prix pratiqués sur place.

 

 

 

Seuls les « tout inclus » qui ont presque «  tout » réglé à l’avance n’osent murmurer quelques déceptions…

 

 

 

Le cas du Parc National Manuel Antonio semble faire l’unanimité : une trappe à touristes, un genre de Disneyland dans une réserve naturelle dotée de magnifiques plages avec  jet-setters en tout genre.  La faune  devient accessoire !

 

 

 

L’accès à l’ascension du Chirripo nous semble  également significatif de ce qu’est devenu le « Coca Rica » : ce qui nous a fait reculer, ce n’est pas la difficulté, en deux jours ça se fait sans problème,  mais les prix constituent un frein réel surtout sur un long voyage où nous devons veiller à notre budget pour les mois à venir.

 

 

 

L’entrée du parc est passé de 12 à 18 US $ par jour, l’hébergement au refuge a bondi de 10 à 35 US $, donc le budget à prévoir sur 2 jours  est de 71 US $ au quel il faut ajouter les frais de transactions bancaires, environ 10 US $ supplémentaires (il n’est pas possible de régler au bureau des gardes forestiers, il faut passer  par un hôtel qui prend sa commission)…

 

 

 

Si on doit ajouter les frais de victuailles pour la montée et le retour, (sur place rien n’est donné !), on approche du billet de 200 US $ pour un couple… pour gravir 16 bornes, ça fait cher du km !

 

 

 

Et malheureusement, sans vouloir noircir le tableau, pratiquement toutes les activités sont de ce tonneau !

 

 

 

Le Costa, victime de son succès ? Peut-être…

 

 

 

Le pays  n’a ni architecture, ni musique, ni tradition particulière et pas d’Histoire…

 

 

Alors il lui reste cette réputation assez flambeuse de « nature incomparable » à laquelle il convient d’ajouter des éléments positifs comme le confort et la sécurité, et évidemment pour les touristes (en ces temps troublés) ça compte !

 

 

 

L’arrière-cour des USA..., c’est en ces termes qu’on qualifie ces petits pays d’Amérique centrale,  le Costa en est un exemple…

 

 

Nous avons mis un point d’honneur à tout régler en Colones, la devise locale, mais tous les prix sont affichés en Dollars, c’est un signe qui ne trompe pas.

 

 

 

La bouteille de Coca se vend en 3 litres, mais en cherchant bien on peut en trouver en 3,5 litres…fréquente promo pour des lots de 2 !

 

 

 

Je n’étoffe pas davantage sur  les désillusions au Costa car « la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a… », Il faut simplement avoir en tête qu’il s’agit d’une destination dont le rapport qualité/prix est particulièrement décevant.

 

 

 

Mais, comme souvent, en fouillant un peu, de belles surprises nous réconcilieront avec ce  beau pays sans âme…

 

 

à bientôt sur la côte Caraïbe !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



15/01/2016
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