Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Colombie 19, Tolù et les iles San Bernardo...

Colombie 19, Tolù et les iles San Bernardo…

 

 

« Le Caraïbe qui fait de la chair à pâté de ses ennemis morts est moins coupable que le Roi très-chrétien qui fait de la chair à canon de ses sujets vivants. »

 

John Petit-Senn

 

 

 

 

 

 

 

Tolù, une version des Caraïbes très « Colombienne »…

 

 

De retour de Capurgana, la lancha nous déposera sur la grève de Necocli avec  encore dans la tête les belles images du nord du Choco, une  parenthèse reposante au bord des eaux turquoises de la mer Caraïbe…

 

 

Un jus d’oranges et une assiette de soupe de poissons plus tard, absorbés dans l'ombre dansante des gargotes sous bâches de la plage, et nous voilà listo pour prendre le bus qui roule vers l’incontournable Carthagène des Indes, la ville légitimement considérée comme la plus touristique du pays…

 

 

Nous ne sommes pas trop contraints par le temps et encore moins pressés de nous enfourner dans le flot des touristes de tout poil qui chaque jour envahit la cité coloniale…

 

 

Nous réservons l’ancienne capitale du pays pour plus tard, car ce serait tout de même dommage de louper Carthagena  bien que les retours que nous avons ne soient guère enthousiasmants  tant la ville est devenue le Mont St Michel des Caraïbes !

 

 

Vamos a ver mas tarde !

 

 

 

 

Nous ne serons que trois à descendre du bus à Santiago de Tolù, le reste de la troupe file directo vers Carthagène, autant dire que la petite villégiature en bord de mer attire peu !

 

 

Nous ne regretterons pas le hasard de cette étape  au point d’y passer trois jours  sans peine aucune !

 

 

Tolù est une destination très colombienne, dotée d’un arsenal vieillissant d’hôtels au charme suranné, qui n’a pas résisté au développement de la station balnéaire de Coveñas tout proche.

 

 

La moderne Coveñas s’accommode  d’un littoral bétonné multipliant les  résidences luxueuses avec piscines et les hôtels haut de gamme, le tout se voudrait chic, mais avec en fond d’écran le plus gros terminal d’exportation pétrolier de Colombie, ça gâche un peu l’affaire !

 

 

Tolù, son ainée aux façades décrépites, témoigne d’un passé certainement mondain. Aujourd’hui elle s’étiole doucement, reprend quand même un peu de force chaque matin  quand les chaloupes embarquent  quelques visiteurs pour les eaux transparentes des islas  San Bernardo.

 

 

 

 

 

 

 

 

En pleine saison, on nous assure que  ce pueblo du golfo de Morrosquillo  est l’une des destinations de bord de mer les plus prisées …des Colombiens.

 

 

 Peu d’étrangers se mêlent aux vacanciers, une belle aubaine pour savourer pleinement un coin paisible des Caraïbes qui égrène un chapelet d’îles peu fréquentées.

 

 

Nous laissons disparaitre dans le sillage de la chaloupe le malecon de Tolù et quarante-cinq minutes plus tard nous accostons sur le minuscule îlot de Santa Cruz del islote : il se pourrait que cet empilement de baraques soit l’exemple d’habitat générant le taux de densité le plus élevé au monde…rien que ça !

 

 

On ne comprend pas bien le sens de cette « visite » alors que nous faisons route pour les îles toutes proches de Tintipan et Mucura…

 

 

l’arrêt sur ce confetti serait parait-il l’occasion de découvrir le mode de vie et la culture d’une population de pêcheurs sur un caillou surpeuplé…

 

 

 

 

 

 

 

On ressent une telle promiscuité dans ce méli-mélo bordélique qu’il nous tarde de regagner la chaloupe…

 

 

À combien vivent-ils sur ces quelques centaines de mètres carrés ?

 

 

1200, 1500 humains sur ce bout de roche ? On ne le sait pas très bien : une école, une église, quelques tiendas

 

Certaines « habitations » n’ont pas d’accès vers l’extérieur et leurs résidents doivent passer chez le voisin à chaque va et vient. Ici, on vit surtout dehors faute de place.

 

 

Des panneaux solaires viennent d’être installés, apportant un soupçon d’amélioration dans cette ambiance bordélique et misérable.

 

 

 

 

 

 

 

 

En face, l’opulence des riches : des ilots privés, pour certains,  aménagés par les dividendes du narcotrafic nous lâche le pilote de la chaloupe !

 

 

Quelques solides maisons sur pilotis, qu’on n’approche pas, sont plantées au milieu des eaux cristallines, et puis nous arrivons doucement au cœur de l’archipel de San Bernardo : fonds marins transparents découvrant des coraux dans une mer qui passe du bleu limpide au vert émeraude…

 

 

 

 

 

 

 

Cocotiers, plages de sable blanc, quelques cabañas pour passer une nuit suspendue entre ciel et océan.

 

 

 

 

 

 

 

C’est une terre flottante faite pour les Robinson (souvent fortunés !), où la mangrove semble combattre la mer cannibale…

 

 

Ce petit paradis pourrait faire les frais de la montée du niveau des océans.

 

 

En attendant, une ballade à la journée permet d’aller siroter du coco loco, de déguster du poisson grillé, et de tenter de distinguer où s’arrête l’azur du ciel et où commence le bleu des vagues !

 

 

 

 

 

 

 

 

 Nous avons aimé Tolù et ce  rythme lent sous la brise des Caraïbes, ce souffle chaud qui doucement berce  les hamacs  des petites tiendas  regardant les vagues….

 

 

En fin de journée, les familles Colombiennes s’invitent à la promenade  sur le front de mer, les vendeurs de glaces et de dulces de coco carillonnent  inlassablement,  cocktails et  jus de fruits sont en bonne place sur les tables en plexiglas.

 

 

 

 

 

 

 

Très peu de voitures, ici les taxis sont des vélos qui roulent  tranquilo  à  une allure  qui permet de ne rien louper du spectacle d’un soleil tombant dans l’océan, un cercle rouge orangé parfait !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



16/03/2017
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