Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

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Colombie 1, Bogota, la capitale...

Bogota, la capitale ou le sursaut d’une métropole moderne.

 

 

"Bien entendu, l'Amérique avait été découverte bien avant Colomb, mais le secret avait été bien gardé..."  

 

Oscar Wilde

 

 

Après La Paz et Quito, perchée dans la Cordillera à plus de 1000 km de la mer,  Bogota est la troisième plus haute capitale dressant ses églises à 2600mètres d’altitude.

 

 

 Comme ses sœurs d'Amérique latine, murs blancs, ocres ou bruns et toits de tuiles rouges, c'est une ville fraiche de montagne où le passé espagnol a laissé des traces, mais la comparaison s'arrête là...

 

 

 

La tentaculaire Bogota n'a ni le charme de Quito, ni l'attrait de Lima. Cette ville qui abrite plus de huit millions d'âmes a du mal à séduire l'étranger au premier abord.

 

 

Une circulation chaotique et une architecture sans unité contribuent à semer le doute dans l'esprit du visiteur.

 

 

Il faut donc être patient, s'initier peu à peu à ce mastodonte qui parait être en travaux permanents et comprendre que Bogota porte les cicatrices de nombreux conflits, qui trop longtemps, ont déchiré un pays grand comme deux fois la France.

 

 

Tout d'abord apprivoiser la bête, aller "tranquillo" à la rencontre d'une métropole qui traine une réputation sulfureuse, stupéfiante penseront certains!

 

 

Après  une longue journée dans les airs (via Atlanta) et une arrivée de nuit dans la  cité Andine, ce ne fut pas la meilleure entrée en matière pour poser les pieds sur le sol colombien, mais la simplicité des formalités à l'immigration, la facilité pour  trouver un taxi et la bonne humeur du chauffeur  dissiperont  fatigue et appréhension lorsque nous poserons nos sacs  au bas d'une ruelle pavée, en pente abrupte, pour devoir continuer à pied dans un goulet trop étroit interdisant le passage d'une voiture...

 

 

 

Indiquant un halo  bleuté  le chauffeur nous lance: "Esta cerca...donde hay luz!"

 

Il est près de minuit lorsque nous toquons à lourde porte de la "casa Bellavista",  au cœur du quartier historique de la Candelaria...

 

Le jeune Alexandro, prévenant, nous accueille tout sourire, glisse à voix basse qu'on n'allume  pas la lumière dans le couloir car quelques pensionnaires dorment dans le salon faute de place dans les dortoirs.

 

Notre chambre est spacieuse: au sol un carrelage d'époque avec quelques carreaux rebelles qui cliquettent sous nos  pas mériteraient un scellement... Un lit double, un lit simple et en prime un hamac, l'ensemble pouvant héberger une petite famille...

 

Dans un profond lavabo, un robinet d'eau froide goute en silence, une pomme de douche rustique autorise un bon filet d'eau tiède et à proximité des toilettes une petite poubelle rappelle qu'ici nous sommes bien en Amérique du sud, on ne jette pas le papier toilette dans la cuvette!

 

 

...et le top, collé au mur, trône un balaise d'écran plat Samsung avec des fils électriques qui pendouillent, reliés à une box qui assurent une connexion internet satisfaisante.

 

 

Au-dessus de nos têtes, les dortoirs au plancher grinçant.

 

 

 

C'est un bon choix…

 

 

 

La guesthouse bénéficie d'une situation idéale pour découvrir la Candelaria qui abrite les sites majeurs du barrio colonial, un quartier  sensible de Bogota témoin d'événements historiques déterminants pour la ville comme pour la Colombie.

 

 

D’une cité hasardeuse, dangereuse, dominée par la « Gran violencia » et le grand désordre,  Bogota est devenue une ville prometteuse qui se plait à espérer enfin la paix.

 

C’est devenu l’une des plus grandes villes d’Amérique latine qui a vu sa population gonfler de manière anarchique par l’afflux des  populations paysannes fuyant les régions du sud où dominaient l’instabilité, la violence et le crime.

 

 

Bogota affiche au monde un nouveau visage : d’une ville qui associait la nuit au danger, elle est en passe de devenir une métropole moderne qui rassemble universités, frénésie culturelle, théâtres et musées en grand nombre, bars chics, restaurants et hôtels de charme.

 

Bien sûr comme partout dans le monde certains quartiers demeurent peu recommandables.

 

 

 Le slogan de l’office de tourisme Colombien résume bien la passion des colombiens à vouloir le grand changement : « Venez, n’ayez pas peur : osez !...le risque est de vouloir y rester ! »

 

 

 

La Candelaria où nous avons élu domicile est fantastiquement animé, un effort entendu par la ville a permis la rénovation d’un grand nombre d’édifices vieux de plus de trois cents ans…Beaucoup reste à faire mais  la mise en œuvre est bien engagée !

 

 

De la plazza de Bolivar s’égrène un chapelet de ruelles étroites aux pavés irréguliers.

 

 

 

C’est dans ce barrio que se concentrent les principaux sites intéressants de la cité : maisons coloniales, palais, musées, églises baroques…Des églises que Bogota remplit le dimanche.

 

Le quartier a su retenir les touristes en offrant un vaste choix de restaurants et cafés le plus souvent sans terrasse faute d’espace dans ces rues étroites…

 

 

 

 

A ne pas manquer, à coup sûr la dégustation rituelle d’un vrai café colombien : on pèse la quantité de grains nécessaire pour une tasse, on moud, mouture fine mais pas trop, on mouille le filtre de papier de bambou pour faire échapper les impuretés, on verse l’eau à une température étudiée et le café se sert dans une tasse préalablement  préchauffée…Une  véritable démonstration théâtrale dont on ne se lasse pas !

 

 

 

 

Le café est un symbole en Colombie…Bogota en a bien d’autres :

 

De véritables trésors que nous irons découvrir, d’impressionnantes richesses qui  associent Bogota à la culture Précolombienne  avec le Museo de Oro, et s’il fallait en retenir qu’un seul dans le domaine de la sculpture et de la peinture, à n’en pas douter, c’est l’incomparable musée Botero qu’il ne faut pas manquer !

 

C’est pour demain !

 

 



23/01/2017
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