Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Le Ranquet en Vadrouille...Carnet de route.

Bolivie 2, Les terres extrêmes du Sud Lipez.

Bolivie 2, les terres extrêmes du Sud Lipez.

 

 

Il faut rejoindre La Paz, la capitale la plus haute du monde…Encore plus perchée que Lhasa la Tibétaine.

 

 

3800 mètres d’altitude pour ceux qui sortent de l’avion, le choc !

 

Nous, nous arrivons des bords du Titicaca en collectivo, et depuis plusieurs semaines nous sommes parfaitement acclimatés  aux hautes altitudes, aucun maux de tête, aucun problème gastrique…Une chance en voyage !

 

 

En pénétrant La Paz, cette étrange ville de briques (et de broc !), ce n’est pas ses 3600 mètres de hauteur qui nous impressionnent, mais c’est le foutoir de ses faubourgs incroyablement peuplés.

 

 

Une espèce de fourmilière en chantier, des « travaux » qui jaillissent de partout, constructions démarrées… jamais finies ?

 

 

De la poussière rouge, les routes et rues évoquent  un désordre général, des rios à sec  qui servent de dépotoirs… et les chiens.

 

 De l’Alto déglingué, souffrant de bien des maux, les barrios qui ont colonisé les collines observent  1000 mètres plus bas les quartiers aisés de  la zone sud.

 

 

 Pour une fois  les gueux prennent de la hauteur pendant que les « riches » vivent en bas. En bas on vit bien !

 

 

Nous n’avons pas le temps de prendre la dimension de La Paz, il faudrait pouvoir s’y attarder mais nous chamboulons nos plans pour organiser à la dernière minute un voyage vers le sud du pays.

 

 

Bus de nuit pour Tupiza, à quelques encablures du Chili, à un jet de pierres  de l’Argentine…

 

 

L’extrême sud de la Bolivie, les terres extrêmes : C’est le Sud  Lipez, le bout du monde pour certains…

 

 

 

 

 

 Un monde minéral, silencieux, un immense espace désertique qui gomme le mot "désert", on ignore pourquoi, on dit simplement le « Sud Lipez ».

 

 

 

 

 Le « Dakar », abandonnant l’Afrique,  aurait parait-il fait beaucoup plus que n’importe quel vecteur publicitaire pour populariser l’Altiplano Bolivien et le Lipez.

 

 

En 2014, en arrière-plan des bolides mécaniques, les  télévisions dévoileront  des paysages d’exception : Volcans millénaires, massifs érodés, sculptés par les vents glaciaux, lagunes improbables, horizons  qu’on penserait peints  par des impressionnistes… Flamands roses à la démarche hautaine, vigognes indifférentes aux passages des 4x4, chinchillas curieux sur les bords des cañons…

 

 

 

 

Tupiza, 8h 15 précises : Nous partons pour quatre jours de découverte, 12 touristes dans  trois « Jeep », c’est ainsi que les chauffeurs Boliviens nomment les  Toyota Land cruiser.

 

 

 

Trois jours dans le Lipez, le quatrième jour étant consacré à la traversée du Salar d’Uyuni.

 

 Cuisinier à bord, bouteilles de gaz, réserve d’eau et d’essence, légumes, fruits, céréales…

 

Organisation parfaite, rien n’est laissé au hasard ! Dans ce tour il n’y a pas de place à l’improvisation.

 

 

 

 

Parfois inquiétants, presque hostiles mais toujours fascinants, les paysages du Sud Lipez font partis des  plus belles contrées du continent Américain…

 

 

Le voyageur  découvrant de telles splendeurs  naturelles ne peut pas les oublier…La dimension est gigantesque ! L'espace est géant! Le spectacle peut entrainer une certaine confusion, on ne sait plus bien où l'on est...

 

 

 

  Ce  désert, l’un des plus hauts de la planète, capture les lumières, peint les montagnes, colore les lagunes. La nuit venue, c’est un ciel étoilé inconnu qui enveloppe le Lipez !

 

 

 

 

Monde immobile. Silence partagé avec nos compagnons d’un moment.

 

 

 

Ce soir, troisième nuit… Dans les draps  de bonne heure : nous nous levons tôt, départ à cinq heures pour le lever de soleil sur le Salar d’Uyuni.

 

 

Détails de l’organisation :

 

 

Couchage en dortoir la première nuit,  en chambre double la seconde nuit et chambre double également  dans un hôtel de sel la troisième nuit. Chacun des participants est averti qu’il n’y a pas de douche les deux premiers jours.

 

 

 

 

 

Possibilité d’utiliser son sac de couchage, les nuits  entre 3500 et 4000 mètres sous des toits en tôle, ça caille, les grosses couvertures peuvent parfois être insuffisantes.

 

 

Logement très basique, nous sommes dans le désert.

 

 

 

 

 

Electricité contingentée (disposition  à prendre pour les batteries d’appareils photos, rechargement possible dans les 4X4)

 

 

Très bonne nourriture, le cuisinier fait des prouesses !

 

 

Partir de Tupiza, au Sud, c’est effectuer le parcours en sens inverse de la majorité des agences qui partent d’Uyuni au nord et proposent le circuit en 3 jours au lieu de quatre.

 

 

 

 

 

Au départ de Tupiza, une dizaine d’agences sur le marché, à Uyuni environ une centaine,  ce qui veut souvent dire des 4X4  en file indienne partant  du Nord.

 

 

Les agences d’Uyuni pratiquent des tarifs attractifs mais il n’est pas rare qu’elles entassent 5 à 6 voyageurs par  véhicule…

 

 

 

Dans notre cas, deux touristes par banquette (alternance souhaitée avec la banquette arrière qui offre moins de place), ça fait une différence de confort non négligeable.

 

 

 

 

Avec l’agence que nous avons choisie, les chauffeurs roulent en convoi (sécurité)  mais espacent les départs de quinze minutes environ…Nous avons toujours eu l’impression d’être seuls au monde durant les arrêts !

 

 

 

Au départ de Tupiza, les circuits sont plus souvent alternatifs, on en voit plus, ça semble évident avec 4 jours au lieu de 3 à Uyuni.

 

 

Les agences d’Uyuni possèdent leur flotte de véhicules, à Tupiza les chauffeurs sont propriétaires de leur 4X4 en contrat avec l’agence, prudence dans l’utilisation de leur propre véhicule, intérieur nettoyé tous les jours, 4X4 en très bon état (pneus, mécanique)

 

 

 

Enfin,  en partant de Tupiza on termine le quatrième jour par le Salar d’Uyuni, cerise sur le gâteau pour clôturer la découverte du Sud Bolivien.

 

 

 

 



11/04/2016
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